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Dark Occult

The Dark Occult développé et édité par Rym Games est sorti le 25 septembre 2018 sur Steam. Le jeu qui a changé de nom depuis Halloween, anciennement connu sous l’éponyme The Conjuring House est un jeu d’horreur en vue subjective dans la branche psychologique et issu d’un studio indépendant. Vous passez votre temps à découvrir et à chercher les indices dans les tréfonds d’une vieille bicoque – nous vous avertissons tout de suite – ce jeu ne s’adresse pas aux petits joueurs ! D’Amensia The Dark Descent à Outlast, les références titres n’en finissent pas, votre cœur sera serré sous la pression de votre poing, et ne pourra s’exprimer que sous les battements de votre souffle étouffé.

The Dark Occult raconte les évènements de l’étrange manoir Atkinson où des faits horribles se sont produits, des victimes par centaines liées à des cultes sataniques. A l’époque la population locale a réglé l’affaire par la force des poings mais aujourd’hui demeure encore la brume du mystère qui pèse sur cette grande maison. Une équipe d’expédition se rend alors sur place pour examiner les lieux. Peu de temps après, sans nouvelles de leur part, une jeune journaliste décide de partir à leur recherche. Dès son entrée sur le pas de la porte, elle comprendre que cet habitat abrite autre chose que de simples souvenirs. Votre objectif est maintenant clair, votre esprit frais mais n’oubliez pas de surveiller vos arrières.

Le test du jeu est basé sur une licence gratuite

Dark Occult: Secousses d’Amnesia Dark Descent à Outlast

Dark OccultDès la première heure du jeu, celui-ci plante complètement laissant un écran noir derrière lui, l’image s’est d’abord figée et pu rien. Pas moyen de récupérer le PC, il nous faut redémarrer. Voilà le gros point faible du titre qui peut être encore corrigé. Nous y reviendrons plus bas.

Parlons maintenant d’Amnesia Dark Descent, un opus culte surtout depuis l’ajout du Hard Mode sur Windows, Linus et Mac, dont The Dark Occult s’inspire très largement. Rym Games a repris les éléments basiques des survival horror, comme ramasser des notes diverses, trouver des clés pour ouvrir soit une porte (verrouillées par des points rouges sur le plan), soit une boîte, les monstres et bien sûr votre précieuse lampe torche. Amnesia Dark Descent se déroule tout comme The Dark Occult, dans un vieux château/manoir, les deux sont à la vue subjective et dans les deux, il y a une voire plusieurs apparitions qui sont à vos trousses.

Bilan de l’évolution

Dans Outlast, l’approche concerne un ingrédient particulier qui consiste à se cacher dans un recoin à portée de main, un placard, en dessous du lit, derrière un meuble autre que le choix de courir de pièce en pièce si vous voulez éviter les démons. Naturellement le point commun s’arrête presque là. On remarquera toutefois la multitude de jump scare présents tout au long de l’exploration pour trouver des indices. Ajouté à ceci les éléments psychologiques qui vont vous mettre la pression durant la partie. En dernier lieu, on peut parler dans les deux cas d’histoire glauque. The Dark Occult passe donc avec des ingrédients provenant de la recette traditionnelle des survival horror dans des jeux à la sauce Amnesia Dark Descent à Outlast, un cran plus épicé.

Mais le scénario du jeu, son introduction, sa cinématique contextuelle, sont présentés comme « une histoire vraie », très citée dans le septième Art. On pensera alors à la touche fantomatique du « poltergeist » en allemand qui signifie « esprit frappeur », à des démons, aux sacrifices rituels humains, aux sectes sataniques, etc. Le domaine du paranormal abrite de nombreux mythes à travers le monde qui parle d’entités transparentes néfastes ou bénéfiques. L’apparence des esprits maléfiques dans le jeu m’ont tout de suite fait penser au film « La maison de l’Horreur » avec des auréoles noires sur les côtés, ou encore aux jeux de la saga nipponne Fatal Frame avec les sacrifies religieux.

Le jeu s’appelait à la base The Conjuring House, j’avoue qu’avant d’acquérir le titre,  j’ai immédiatement pensé aux films de James Wan et aux médiums Warren. Je suppose que le studio a changé de nom par soucis de droits d’auteur. A moins que cela soit pour éviter que la population de gameurs ne fassent le lien avec les œuvres cinématographiques de James Wan. En vérité hormis l’annonce faite à Halloween par le studio je n’ai trouvé aucune information concrète sur les raisons d’un tel changement.

Dark Occult: Tremblements nerveux pour les âmes sensibles

Dark OccultAprès 3h de jeu, fort est de constater que nous sommes plongés dans l’atmosphère glauque du jeu. L’ambiance est au rendez-vous. Nous comprenons dès le départ que la peur peut survenir absolument partout et de toutes les manières possibles. Tout est conçu pour nous effrayer au moment où nous nous en attendons le moins. Que ce soit des apparitions soudaines, de mauvaises rencontres au détour d’un couloir sombre ou bien des poursuites incessantes nous obligeant à retenir notre souffle dans l’espoir de trouver rapidement une cachette.

Oui, c’est oppressant, mais c’est assez réussi. Malgré cela, le jeu n’est pas sans défaut. La première chose m’ayant interpellé étant l’interface particulièrement laide. Une interface assez vieillotte tout compte fait. Elle donne l’impression de lancer un jeu datant d’il y a maintenant plusieurs années… Voire carrément deux bonnes décennies ! La carte n’est pas mieux inspirée malheureusement. Très sommaire et sans grandes originalités. Ceci dit, l’interface n’est qu’un détail n’ayant pas un grand impact sur la jouabilité et l’expérience procuré. Le jeu ne visant qu’une certaine catégorie de gamer, recherchant certainement davantage une expérience horrifique qu’une agréable interface.

Dégâts sanglants, les erreurs de parcours

tereurLes erreurs de parcours, il y en a beaucoup. Nous nous en rendons assez vite compte. A vrai dire, nous nous en rendons même compte tout de suite. Les premiers éléments faisant mal aux yeux sont les animations. Bien trop souvent grésillé. Il est visible qu’un gros soucis d’optimisation gâche un peu le potentiel du jeu. Le jeu a aussi tendance à crasher un peu trop souvent, au point d’en devenir sérieusement énervant. De plus, il n’est pas bien difficile de provoquer volontairement un crash du jeu… Comme en réalisant par exemple plusieurs fois la même action sur une porte fermée. Tout cela en y rajoutant le problème des points de sauvegarde vraiment trop peu nombreux ! Finalement, vous finirez par piquer une crise de nerf suite a un clash vous faisant perdre une longue progression.

Une autre chose curieuse se produit assez régulièrement : l’arrêt soudain du personnage. Il peut parfois se mettre à marcher sans raison… Une horreur quand nous sommes en train de fuir en courant! Nous pouvons aussi y trouver beaucoup à y redire concernant l’interface du jeu. Comme je l’ai expliqué dans le précédent paragraphe. Une interface qui aurait pu avoir de la gueule au temps de windows 95! Néanmoins de nos jours ça fait tout de même tâche. Pour terminer, il faut noter un petit défaut qui n’en est pas véritablement un. La classification du jeu clairement pour adulte. Un certain public ne pourrait malheureusement pas y trouver son compte, mais ce n’est qu’une question de goût.

Destruction démoniaque, un résultat explosif

jeuAu niveau des qualités, il y a beaucoup de choses à dire. L’ambiance avant toute chose ! Il s’agit sans hésitation d’une des meilleures qualités du jeu. Une ambiance horrifique et glauque qui arrive à nous tenir en haleine de nombreuses heures. Surtout que le scénario tient la route et permet de garder le joueur dans une angoisse bien mesurée du début à la fin.

Un autre véritable point fort, ce sont les graphismes du jeu. Très soigné et très beau. Il est agréable de découvrir les nombreuses pièces de la maison finement travaillée. Surtout que les effets de lumières ont eux aussi leur part de responsabilité dans l’ambiance.

Du côté technique, il est possible de personnaliser les touches de notre clavier. Cela permettra à n’importe qui se s’adapter par rapport à sa façon de jouer. La version Française en sous-titre est aussi un très bon point permettant aux non anglophone d’aborder l’aventure “en toute sérénité”. Surtout qu’il n’y a rien à redire concernant les sons et les dialogues du jeu, ils sont tout à fait correcte. Dernière bonne surprise de l’interface, deux modes différents. Un mode Terreur et un mode Effroi s’adapteront à votre façon de jouer. Mode proposant différente difficulté selon vos envies du moment.

Dans The Dark Occult, nous avons également le plaisir de croiser de nombreux easter egg tout au long du jeu. De nombreuses références au cinéma d’épouvante ainsi qu’aux classiques du jeu vidéo d’horreur, tel qu’ OUTLAST. C’est pourquoi, malgré ces défauts, il reste un bon jeu que tous les fans du genre doivent avoir. Si ce n’est pas encore le cas, laissez-vous tenter par l’expérience.

Conclusion

L’échelle de Richter horrifique démarre à pas silencieux puis avance à pas cinglés dans le couloir de la mort. Mais impossible de réaliser une capture vidéo du bug, quand le pc crash, il crash. Les captures d’écrans laissent un graphisme à désirer. Il dévoile sous la loupe, des pixels, ou des effets de lumières trop intenses par rapport à l’obscurité. Néanmoins le prix reste correct pour les heures de jeux passées à tourner en rond. L’ajout de la carte est une bonne chose, on dira le minimum même. Bref un jeu qui se joue sans plus.

6.0

Author's rating

Overall rating

Graphismes
5.0
Scénario
7.0
Ambiance sonore et dialogues
8.0
Interface et réglages
3.0
Gameplay
6.0
The good
  • Des décors somptueux et horrifiques
  • Une ambiance démoniaque et glauque
  • Des graphismes soignés à la poussière du temps
  • Un scénario dans l'antre de la terreur
  • Français disponible dans interface et sous-titres
  • L'angoisse bien mesurée au fil de l'histoire
  • Des contrôles personnalisables
  • Un mode Terreur et un mode Effroi parlent d'une réelle difficulté
  • Références aux classiques du cinéma d'épouvante
  • Références aux jeux d'horreur type Outlast et Amnesia Dark Descent
  • Le sound et les dialogues sont tout à fait corrects
  • Une durée de vie variable selon la catégorie des joueurs
  • Un jeu énorme pour les hardcores gamers de l'horreur et de la survie
The bad
  • Bugs : plantage d'ATX, il faut redémarrer le PC
  • Des animations légèrement grésillées et pas toujours top
  • Des points de sauvegardes rares
  • Une interface basique et oldschool digne d'un windows 95
  • Un jeu pas accessible à tous, âmes sensibles passez votre chemin
  • Jump scare nombreux
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About author
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde