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silver chains

Silver Chains  est un jeu d’horreur psychologique développé par Cracked Heads Games et édité par Headup. L’œuvre est sortie sur Steam le 6 août 2019. Silver Chains est une expérience inhospitalière dans un environnement intensément paralysant. “A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n’est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.” (Antoine Audouard) Attention amateurs d’exploration, passez votre chemin.

Un accident de la route vous mène vers un endroit perdu : votre véhicule a démoli un arbre et le choc vous fait tourner la tête. Vous tentez alors de trouver de l’aide une route qui vous mène tout droit vers un grand manoir. Hélas le heurt de votre mésaventure vous fait perdre conscience. A votre réveil, vous serez surpris de vous trouver dans un lieu froid et poussiéreux que vous ne connaissait pas. Résolu et éveillé cette fois vous faites le choix d’explorer la bâtisse dans la finalité de rentrer chez vous. Mais vous allez vite découvrir avec effroi que vous n’êtes pas seul.

Silver chains : Demeure dans la mémoire des esprits perdus

Silver chainsVotre voiture s’est crashée contre un arbre et le choc de l’accident vous fait tourner la tête. Vous marchez avec difficulté jusqu’à trouver l’entrée d’un manoir qui semble abandonné de toute vie humaine. Vous perdez conscience à quelques pas de là pour vous éveillez dans une chambre d’enfant complètement vide. Dès le début du jeu premier constat : vous n’êtes dans un jeu d’exploration. En effet, vous ne pouvez pas interagir avec tous les objets, tels fouiller les tiroirs ou encore parcourir un simple livre. Silver Chains se définit à travers une histoire et un parcours prédéfinis. Autre constat, une pléthore de portes vous sont inaccessibles dans la finalité de découvrir de prime à bord l’indice qui est contenu dans la pièce. Soit dit en passant, les énigmes sont d’une réalisation enfantine ce qui n’aide un FPS d’horreur dépourvu de difficultés.

En opposition on peut souligner le travail sur le graphismes (correct) et le travail effectué sur les décors. Ce qui est fort dommage de ne pouvoir interagir avec l’environnement. Un aspect du jeu entraînant une frustration certaine. Finalement tout le déroulement de Silver Chains est un chemin balisé avec des interactions automatiques de même que la sauvegarde.

Les mécaniques de la peur taillées en jumpscares

démonAu croisement du premier esprit vous avez une chance sur deux d’être attrapé même si les indications données par un fantôme bienveillant. Allez comprendre la logique la dedans puisque vous suivez chemin linéaire indiqué, il n’est pas normal de se faire choper. Les indications d’apparition d’un esprit damné sont comme brefs comme dans tous les jeux de  ce gabarit, une musique retentit à vos oreilles en crescendo et vous êtes quelques secondes figé. Par ailleurs une série de jumpscares commencent sur un focus du monstre pour vous pousser à la faire et à trouver une cachette. Suite à quoi le jeu vous encombre rapidement sous une nuée de ces peurs mécaniques et peu originales. C’est du vu et revu et nous ne sommes partisan de ces mécanismes utilisés pour effrayer le joueur. Par conséquent lorsque vous êtes injustement attrapé, Silver Chains devient alors punitif.

Rien à redire côté configuration qui offre une bonne fluidité du jeu, avec une interface simplifiée mais efficace. De même qu’une prise en main enfantine sous qwerty.

Votre billet pour le paradis

miroirLes bons esprits ont toujours été là pour vous : La pression à son apogée se situe vers la fin du jeu -au bout de 3h seulement- quand vous serez dans une sorte de dédale de planches. Cela c’est à vous de la découvrir, le côté occulte est grandement renforcé. D’autant plus que la fin ne conviendra pas à tout le monde. Elle est discutable  nous avons choisi de ne pas trop juger ce point par peur d’émettre une opinion trop subjective.

Conclusion

Silver Chains n’est hélas pas une réussite sur tous les plans, le côté exploration aurait pu mieux renforcer la beauté des graphismes. En outre le processus utilisé pour effrayer est vu et revu. Et le côté aléatoire de l’IA est hasardeux, on se demande pourquoi l’esprit démoniaque vous chope une fois sur deux. D’autant plus qu’il n’est pas rapide et que vous avez en réalité largement le temps de trouver un abri. Une œuvre qui ne vous laissera indifférent mais qui a tendance à trancher la part des joueurs.

C’est avec un choix cornélien que nous avons attribué cette note reflet de l’état des lieux du jeu. L’expérience est en effet trop courte pour dire que le rapport qualité /prix est bon.

5.0

Author's rating

Overall rating

Graphismes
6.0
Scénario
6.0
Gameplay
4.5
Configuration
6.0
État Global
5.0
The good
  • Graphismes correctes
  • Décors travaillés
  • Scénario qui tient la route
  • Version française appréciée
  • Prise en main facile sous qwerty
  • Interface efficace
  • Configuration requise qui permet une bonne fluidité du jeu
The bad
  • Interactions limitée avec les objets, c'est franchement frustrant
  • Jumpscares surdosés
  • Durée de vie de 3h uniquement : mauvais rapport qualité/prix
  • Une fin discutable selon les points de vues
  • Énigmes un peu trop faciles par rapport à certains comme Infliction, Visage ou Dark Occult
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde

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