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Painscreek Killings

Painscreek killingsScottPainscreek Killings est une enquête videoludique forte sympathique développé et édité par EQ Studios et sorti sur PC (Steam) le 27 septembre 2017. Sous certains aspects, le jeu arbore certains paramètres clés des plus célèbres survival horror (même si ce n’est pas le cas concernant ce titre). Un simulateur de marche intéressant, qui présente un habile mélange entre investigation de terrain et énigmes à résoudre. En somme Painscreek Killings peut se définir comme un “Cluedo like”.  

Vous pouvez d’ailleurs consulter en partie notre guide sur Comment mener une enquête ?

Le test a été réalisé d’après une licence acquise

EntréeRue principaleL’histoire vous amène en août 1999 dans la commune de Painscreek  évacuée après une série d’événements tragiques survenus dès le crime d’une certaine Vivian Roberts. Vous êtes une journaliste nommée Janet Kelly chargée de trouver son assassin. Les observations du Shérif sur la première victime, épouse du maire Charles Roberts avaient mis en accusation un suspect. C’est toute une série de décès dramatiques entourés de mystères qu’il vous faudra résoudre. Sur la missive de votre éditeur (Hartford Times), vous allez devoir partir sur les traces d’un enquêteur porté disparu, Steven Moss, et répondre à la grande question : Qui a tué Vivian Roberts ?

Bienvenue à Painscreek Killings

Painscreek KillingsMaison du maireLe texte joue un rôle essentiel dans l’état des lieux d’une possible piste sur le suspect. Finalement il représente la part des témoignages écrits contrairement au procédé du Flash-back dans d’autres titres d’enquêtes. D’un certain point de vue, Painscreek Killings rappelle la série télévisée allemande Dark dans sa première saison : le jeu est un semi-monde ouvert et par conséquent vous n’avez pas d’indication selon un schéma linéaire pour établir votre chemin. En effet, Janet doit récolter les indices ainsi que les clés qui vous déverrouille à chaque fois une nouvelle vérité vers une piste. Il faut savoir être observateur et patient, tous les personnages concernés, morts ou vivants sont liés entre eux, soit par leurs secrets ou soit par les lieux où ils ont habité. Ainsi le titre rejoint en ce sens la logique complexe de la série Dark sans être dans le registre. Il est d’ailleurs amusant de constater que la communauté des fans Steam se sont pour ainsi dire tués à la tâche : depuis le fil d’actualité de l’opus nous avons pu observer la publication de véritables reconstitutions physiques du public ! C’est que le jeu génère une véritable attraction.

MorgueRueLa portion majoritaire de réalisme se retrouve par ailleurs dans les documents. Par exemple avec les appellations “rapport du coroner” ou encore “rapport d’autopsie” ; un grand classique nous direz vous. Mais ça s’arrête là car si les développeurs avaient vraiment voulu mettre le côté pragmatique en avant, ils auraient donné accès aux dépouilles à la morgue de l’hôpital. Même si l’oeuvre est une réussite, elle s’accompagne d’un paradoxe : comment peut-on être rationnel si l’on omet d’établir le profil psychologique du tueur ? Certains processus auraient dû être pensés d’une manière différente voire auraient pu être ajoutés pour augmenter l’expérience d’enquête dans la partie. Cependant vous n’êtes pas de la police mais journaliste. Et votre appareil photo est votre meilleur compagnon afin de récolter des preuves qui serviront dans la remise de votre rapport à votre éditeur en fin de jeu.

Dualité entre ombre et lumière

EglisePainscreek KillingsTout d’abord les graphismes sont franchement dépassés pour un titre sorti en automne 2017. Un premier filtre est désactivable depuis le menu, dans options vidéo :  Il s’agit du flou lumineux. Malgré cela un autre filtre visible à l’œil nu persiste. Dans la modélisation, il y a beaucoup de surfaces plates et peu travaillées, pas de ou très peu de reliefs. L’aspect de l’eau est par opposition tout à fait correcte. Autres petits défauts presque mineures par rapport au reste : parlons tout d’abord la carte (que ce soit celle de la ville, des égouts ou même de la maison du maire, elles ne sont du tout pratiques) qui n’est hélas pas interactive comme celle de Silent Hill 2.  La moindre indication recueillie devra plutôt se trouver sur une feuille de papier brouillon à côté de votre clavier. De plus, comme dans tout cheminement, une boussole peut toujours être utile. Ici ce n’est pas le cas, vous êtes complètement livré à vous même. Ensuite nous avons constaté certaines erreurs d’orthographe dans la traduction des lettres et autres journaux. Notons toutefois l’effort du studio à rendre l’opus disponible à travers dix langues supportées. Enfin il est tout à fait possible que vous rencontriez des bugs graphiques pendant votre partie en cours, ne vous inquiétez pas, il vous suffit d’aller dans le menu puis de recharger après le décompte. Comme quoi le studio a pensé à tout.

rituelPassons maintenant du côté de la lumière : fort heureusement, Painscreek Killings possède beaucoup de points forts. Le scénario et la multitude des personnages ajoutent du piment au fil de l’intrigue. Même si l’histoire des complots sont relativement simplifiés, le jeu n’en est pas moins facile. Pour ceux qui visent le grade A + de fin (avoir complété le titre à 100 %) il vous faudra nommer le vrai tueur et la véritable arme du crime. Si l’on prend suffisamment de recul, l’oeuvre a une ambiance plutôt reposante car vous devrez attendre la fin du jeu pour vivre la seule séquence d’action du jeu : le face à face avec le tueur. En outre, la bande sonore est finalement une mélodie douce à nos oreilles et ne vous mets à aucun moment la pression. Le contexte de l’histoire se veut inspiré des bourgades américaines typiques. Des communes avec son petit avant poste de police, son hôpital, son orphelinat et son église.

Chasse à l’homme ouverte dans Painscreek Killings 

ÉgoutsRoyalNous avons dans l’introduction aborder le sujet des allures du survival-horror alors que tout compte fait, Painscreek Killings n’est pas un jeu de survie. Si avons aussi parlé d’un “Cluedo like” ; or le jeu du studio EQ n’est pas non plus un huis-clos. L’opus mélange plusieurs caractéristiques pour donner lieu à simulateur de marche original. Du moins, c’était sans aucun doute le souhait des devs pendant la phase de développement. En effet dans notre guide (qui peut à moitié expliquer les choses) “Quels sont les objets utiles pour combattre les monstres ?“, nous mettons en avant l’action et les armes. Pourquoi Painscreek Killings n’est pas un survival-horror ? Car il n’y a pas l’existence des munitions limitées, ni un système d’alimentation de la batterie de votre lampe de poche comme dans Amnesia Dark Descent  Cependant les objets importants sont ceux d’un jeu d’aventure constitué uniquement d’énigmes et lectures sur divers supports papiers. C’est pourquoi nous ne comprenons pas du tout la fin du jeu. Pourquoi intégrer une phase d’action ? Une fin qui se définit comme une course poursuite dans la ville. Quant à l’apparence du Cluedo, il se trouve que dans le but du jeu : trouver qui a tué.

Conclusion dans une rivière de sang

Painscreek killingsJanetPainscreek Killings est tout de même une réussite non pas graphique mais sur le fond essentiellement. Or qu’est ce qu’une réussite sinon la capacité de rendre son oeuvre attractive et riche dans les décors et l’intrigue. De plus, on ne peut que saluer les efforts des développeurs de porter le titre en plusieurs langages. Comme conseillé précédemment, dès que vous débutez le jeu il vous faut minimiser les lieux à découvrir : sans quoi vous allez rapidement être débordé à partir dans toutes les directions.

Rien n’est parfait, et si vous aimez les jeux à enquêtes, énigmes et autre casse-tête qui vont vous demander du temps de réflexion comme d’observations, alors cet opus est fait pour vous. Le côté simulation de marche est rapidement oublié quand on fouine partout afin de découvrir l’ultime vérité.  

9.0

Author's rating

Overall rating

Graphismes
7.0
Gameplay
10.0
Ambiance sonore
9.0
Scénario
9.0
Note Globale
9.0
The good
  • Une oeuvre originale mêlant simulation de marche et enquêtes
  • Une bande sonore agréable qui corrobore l'ambiance du jeu
  • Plutôt une réussite pour un studio de développement
  • Des énigmes classiques mais toujours aussi efficaces
  • Des challenges supplémentaires grâce aux succès Steam
  • Un scénario bien ficelé
  • La liberté d'exploration et d’interaction avec les décors
  • Un système photographique (les preuves) apporte une touche de réalisme
  • Une grande part de mystères : Attendez vous à être surpris
The bad
  • Certains défauts mineures : des fautes dans la traduction, des petits bugs rares, une carte pas interactive
  • Une durée de vie relativement courte (entre 10 et 20 heures) par rapport aux prix d'achat
  • Des graphismes assez moyens masqués par un filtre de Bloom effect
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About author
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde

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