Ring – Le style horreur japonais

Ring – Le style horreur japonais

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« Ring » ou « Le Cercle » dans sa version française. Nombreux sont ceux qui ne connaissent que la version américaine, malheureusement. Pour parer à cette injustice, on va se faire une petite session rattrapage.
« Ring » (リング = ringu) en japonais est à la base un roman de Kôji Suzuki (que je n’ai pas encore lu, toutes mes excuses ><). L’adaptation, sortie en 1998 est réalisé par Hideo Nakata (Dark Water, Kaidan, … dont on reparlera ultérieurement). Quant on scénario, il s’agit de Hiroshi Takahashi, à qui l’on doit aussi « Ring 2 ».

Synopsis

Deux amies s’amusent à se faire peur lors d’une soirée pyjama chez l’une d’entre elle. C’est alors qu’arrive sur le tapis une légende urbaine, celle d’une cassette vidéo maudite. Une fois qu’on l’a vu, le téléphone sonne et une voix d’outre-tombe nous indique qu’il nous reste 7 jours à vivre. Seul moyen d’en réchapper? Montrer la k7 afin de transmettre la malédiction.
L’une des deux jeunes filles était de la famille de Reiko Asakawa, une journaliste. Cette dernière, trouvant suspect la mort de sa nièce, ainsi que celle de ses amis, décident d’enquêter.
Après quelques péripéties, la femme va rapidement tomber sur une histoire étrange de médium suicidée, de présages, mais surtout, sur une jeune fille : Sadako.

Dossier, Cinéma, RingRing

Contrairement à la version américaine, le rythme est plus lent et possède moins de jumpscares. Il faut dire que c’est bien là que l’on reconnait la patte nippone! Une angoisse croissante, peu de scènes à crier, mais toujours bien placée, lorsque nous sommes proches du paroxysme du malaise. Malaise oui, et non pas peur. Comme Stephen King, d’où les œuvres littéraires traumatises bien plus que les adaptations cinématographiques ! Il n’y a pas vraiment de peur, ni d’horreur, ni même de gore. Mais voilà, les images dérangent, les situations se dévoilent bien plus complexes qu’aux premiers abords…
Dans ce film, le compte à rebours, pourtant large, d’une semaine, défile bien trop rapidement. Il ne s’agit pas seulement d’enquêter pour sauver sa vie et celle de ses proches. Reiko découvre quelque chose qui va bien au-delà d’une petite malédiction nécessitant un exorcisme. Le mal est beaucoup plus profond que ça…

 

Dossier, Cinéma, RingRing 2

La suite a été produite par le même duo. Cette version, bien qu’en suite directe avec le premier opus, n’est en fait qu’une nouvelle tentative de suite. En effet, la suite prévue de base « Rasen », n’ayant pas eu de succès, une deuxième tentative à donner naissance à ce film.
On se retrouve plongé immédiatement après la découverte du corps de Sadako. Seul survivant de la K7, Yoichi, le fils de Reiko, semble poursuivi par le fantôme, loin d’être délivré de sa malédiction.
Le rythme est bien différent de son prédécesseur mais cela permet de renouveler le jeu tout en conservant l’horreur. En effet, là encore, nous restons loin des jumpscares mais pourtant la tension continue de monter graduellement. Ce deuxième film ne semble pas avoir fait l’unanimité, pourtant, il demeure très intéressant à regarder. Ne serait-ce que part quelques scènes, qui font froid dans le dos, mais surtout pour le scénario en lui-même. En effet, l’enquête débutée dans « Ring » ne semble pas s’être achevée si « facilement ».

Ring 0

L’opus à ne pas rater ! Nouvelle production, nouvelle chronologie, nouveau rythme. « Ring 0 » est sorti en 2000, par Norio Tsuruta. Nous sommes bien loin des deux premiers et pourtant si proche ! « Ring 0 » (« Ring 0 Birthday » de son nom complet) nous ramène une trentaine d’années avant les premiers drames de la k7. Sadako est là, bien vivante, elle essaie même de vivre une vie normale. Mais déjà, le surnaturel marque son quotidien, l’empêchant d’être comme les autres.
Bien plus humain, voir attachant, ce film flirte pourtant très ouvertement avec le paranormal, offrant même une explication quasi démoniaque  pour la malédiction de Sadako. Beaucoup pourraient le qualifier de film banal, relativement classique. Et c’est vrai qu’il n’a pas réinventé le genre, comme a pu le faire « Ring ». Pourtant, si vous êtes fans de la saga, cette conclusion vous marquera par sa justesse.

Conclusion

La trilogie « Ring » version japonaise est un immanquable. Il faut toutefois savoir apprécier le genre des « Yurei Eiga » (film de fantômes, principalement de femmes), qui, à l’instar des manga, est lui aussi très codifié. Bien évidemment, tout le monde ne sera pas sensible à cette façon de filmer car il s’agit là de films plus « psychologiques » que « physiques ». Sous-entendu qu’il n’y aura pas de quoi sursauter ni dégobiller ses tripes !
Pourtant, on ne peut pas débuter une nouvelle chronique cinéma japonais sans parler de « Ring », qui a fait renaître le genre et à permit au monde de le découvrir.

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Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!