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journey

Ico

Ico

JourneyJourney développé par plusieurs studios dont thegamecompagny, Tricky Pixels et par Jenova Chen est sorti le 14 mars 2012 sur Playstation 3 et a été porté sur Playstation 4 le 21 Juillet 2015 et a été également porté sur PC (Epic Store) le 6 juin 2019. Ce jeu de Plate-formes en vue objective à la troisième personne est une ode à la vie du désert. Certains se rappelleront les fremen dans Dune de David Lynch à la recherche des vers des sables et d’autres tout simplement verront ici un mixe entre Zelda Breath to the Wild et Ico de Ico Team. A prendre en considération que ceci est bien la première fois que nous attribuons un 10/10 ! 

Zelda

Zelda Breath to The Wild

journeyJourney est un film muet, narré par des successions d’images uniquement. Par ailleurs vous commencez dans la peau de votre personnage aux alentours d’un petit monticule de sable situé à l’intérieur d’un immense territoire aride. Donc en évoluant vers le mont de la petite colline, votre protagoniste aperçoit en effet à l’horizon une sorte de montagne fendue à son sommet et rouge. En s’approchant près de cette dernière, votre personnage découvre les ruines d’un empire disparu autrefois à son apogée, corrodé par les époques. Journey vous fait voyager aux extrêmes limites de vos points de fuites dispersés aux quatre vents. Si loin que la nuit et le jour, votre quête doit transcender la rosée du temps. 

Journey, les énigmes dans le sable

neige

Journey : le sable est le symbole de l’éphémère ; (“de l’héraldique qui représente le noir avec lequel il partage la symbolique. Du latin médiéval sabellum, emprunté au polonais sabol ou au russe sobol, il désigne la martre zibeline dont une variété possède une fourrure d’un noir intense.”) Source : Dictionnaire des Symboles. Vous pouvez marcher longtemps à travers les dunes de sables, le vent sera le seul témoin de traces de pas laissés sur le sable. Votre principal objectif ici, dans la peau d’un nomade solitaire, est d’atteindre la montagne étrange au sommet fendu en traversant le désert sans limite. Les arènes de gravier qui vous entoure semblent être issues d’une autre époque indéfinie. Le gameplay est simple mais efficace : vous portez une écharpe atour du cou qui s’envole au gré du vent vous indiquera sur votre quota d’énergie est suffisant pour voler. Le concept veut que celle ci soit éclairée de symboles mystérieux lorsque votre jauge est remplie et à l’inverse vidée laissant s’échapper le tissu rougeâtre le cas échéant.  A travers ces steppes sauvages, vous devez toujours avancer vers le mont lumineux à contre vent. Votre écharpe vous indique cet effet depuis son vol balisé toujours plus vers le sud. Dans cet univers libre et inanimé, vous devez grâce à votre barre d’énergie pleine, activer des parchemins géants qui déversent soit le chemin pour atteindre la montagne, soit un parcours gondolé vers telle ou telle plateforme. Dès le début du jeu, un étrange personnage blanc un peu comme le maître des secrets vous révèle vos futures épreuves dans le grand puzzle qui semble s’assembler progressivement sous l’écoulement du sablier temporel.

Dunes, gravées dans la pierre, brûlées dans la chair

Journey

Les symboles ressemblent à un langage codé cunéiforme : il est peut être inspiré du langage maya précolombien avec le système des points barres. Ce langage n’utilise en effet que trois symboles combinés de diverses manières. On peut également apparenter celle ci à une sorte de numération dite “positionnelle” ou encore “vigésimale” (numération dont la base est axée sur vingt). Quant aux décors et aux paysages tout comme Ico, ils sont inspirés du peintre métaphysique Giorgio De Chirico (1888-1978). L’un des pères fondateurs du mouvement de la peinture métaphysique il fut connu pour ses toiles surréalistes. Il jouait davantage sur les plans en profondeur avec l’échelle physique entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Il est à dénoter de forts contrastes entre jeux d’ombres et lumières, ainsi toujours peint sur un fond écarlate aux couleurs suaves. Son successeur Zelda Breath to the Wild a tout de même des teintes un peu plus “pimentées” ou prononcées que Journey. Ce dernier est  largement édulcoré en version HD par rapport au soft original. On déplore toutefois que de prime abord le jeu soit achetable à un prix raisonnable en collector sur Playstation 3 et sur Playstation 4 et qu’il se retrouve vendu à l’unité sur l’Epic Store, le coût de revient se retrouvera donc forcement plus élevé.

Pensées immortelles, proses étincelles 

journey

Un grain de sable se forme généralement depuis un rocher grâce à la force de l’érosion : l’eau et le vent fragilisent la roche, puis les vagues arrachent des morceaux. En roulant dans l’eau, ils s’arrondissent et se cassent. Ce processus, très long, donne du sable grossier, puis de plus en plus fin au fil des siècles.” De la même manière, la direction artistique a su donner cet aspect millénaire tant sur la musique de fond reposante que sur le travail de recherche visiblement effectué sur les horizons du jeu. La bande sonore signée Austin Wintory est tout une merveille musique classique. A noter d’ailleurs en passant que le jeu se joue jusqu’à deux personnes en réseau et peut aller jusqu’à sept joueurs.

Conclusion sous le soleil

écran titre

Pour conclure ce magnifique titre vidéoludique nous dirons tout simplement que le recommandons à tous sans modération ! 

 

 

10.0

Author's rating

Overall rating

Graphismes HD
10.0
Musique et bruitages sonores
10.0
Gameplay
10.0
Scénario
10.0
Note Globale
10.0
The good
  • Bande sonore exceptionnelle
  • Un portage HD parfait
  • Un gameplay intuitif, flexible à la souris et au clavier (qwerty)
  • Temps de chargement inexistants
  • Des décors 3D de toute beauté
  • Précurseur de Zelda Breath to the Wild
  • Des graphismes épurés et soignés dans les angles de vues et modes d'action
  • Absolution de la direction artistique !
  • Interface en français et adaptée
  • Inspiré de Ico par Ico Team
The bad
  • Une suite ?
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About author
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde

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