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Cronenberg

VidéodromeThe FlyConnu sous le sobriquet « Baron du Sang » (Baron of Blood) ou encore « Roi de l’Horreur Vénérienne » (King of Venereal Horror), David Cronenberg est réputé principalement pour sa réalisation La Mouche (The Fly) sorti en 1986. Quelque part ces surnoms rejoignent deux idées bien précises, qui apportent une vision expérimentale du gore. Il s’agit d’un cinéma extrême et déviant. Comme si Cronenberg disposait d’un troisième œil. Son sixième sens lui permettrait alors de répandre sa sainte parole dans ses œuvres, contaminant tout regard qui les croise.  On retrouve cet horizon érotico-trash notamment dans Vidéodrome (1983). 

Sa signature est nettement reconnaissable: dans le film Scanners (1981), il aborde le thème du pouvoir télépathique mais avec une puissance tellement radicale, qu’elle fait exploser des têtes. Autre thème qui est récurrent dans ses titres, ce sont les sciences. 

Brève Biographie de David Cronenberg

CronenbergThe RageDavid Cronenberg voit le jour un 15 mars 1943 à Toronto, dans l’Ontario. De père éditeur et mère pianiste, il suit les voies respectives de ses parents. En effet, il montre un intérêt prononcé très jeune pour la littérature ainsi que pour la musique. Par ailleurs, après avoir pratiqué la guitare jusqu’à l’âge de douze ans, il entre à l’Université de Toronto où il décroche un diplôme littéraire alors qu’il a auparavant abandonné le chemin des sciences. Durant son enfance et pendant son adolescence, il écrira plusieurs nouvelles teintées de l’influence du romancier William S. Burroughs. La carrière de David au cinéma débute dans les années 60. Spécifiquement en 1966 et 1967, il réalise deux courts-métrages: Transfer et From the Drain. C’est en 1969 qu’il est à la tête de son premier long-métrage avec Stereo et enchaîne sur Crimes of the Future en 1970.

Le Baron de l’Horreur

Dans le courant des années 70, il se forge donc une réputation de maître de l’horreur grâce à ses créations Frissons en 1975 et The Rage en 1977. Les deux opus, interdits en France aux moins de 16 ans, ont tous deux un rapport avec la médecine. Alors que Frissons met en exergue les expériences abominable d’un docteur fou, The Rage narre les actes déviants d’un chirurgien esthétique sur une victime défigurée. En 1979, il confirme sa gloire avec Chromosome 3, Cronenberg mêle d’ailleurs habilement science-fiction, l’épouvante et l’horreur.

Les années 80: vers la reconnaissance internationale

ScannersDavidAu début des années 80, David parvient à connaître un succès commercial avec Scanners en 1981. S’ensuivent les réalisations de Vidéodrome en 1983 et de The Dead Zone en 1984. The Dead Zone l’amènera à travailler avec l’acteur Christopher Walken dans le rôle de Johnny Smith. Le film arbore encore le thème de la blouse blanche. C’est en 1986 que sa réputation devient mondiale avec La Mouche (The Fly), duquel il révèle les vedettes Jeff Goldblum dans la peau du scientifique Seth Brundle et Geena Davis dans le rôle de la journaliste Veronica Quaife. Dans les deux cas, Cronenberg de la dissociation entre le corps et l’esprit. A noter que The Dead Zone est une adaptation d’un roman de Stephen King alors que La Mouche est un remake d’un célèbre film américain – de son titre originel La Mouche Noire – vu par Kurt Neumann en 1958.

Entre 1989 et 1999: un art qui s’émousse 

En 1989, il réalise Faux-Semblants et en 1991, le Festin Nu. Ces derniers projets, interdits aux moins de 12 ans, plongent le réalisateur/scénariste dans l’horreur soft. Par conséquent à partir de ce moment, il quitte la branche qui l’a fait connaître, devenant un réalisateur d’épouvante-horreur lambda. Même s’il obtient deux prix de distinction grâce à ces œuvres, il lâche clairement l’aspect expérimental. En effet, il remporte  le Prix Génie du meilleur film en 1989 et en 1992. Enfin en 1999, il tourne eXistenZ, qui est pour ainsi dire la fin de sa notoriété de Maître de l’Horreur.

Source: IMDb

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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde