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Clive Barker

HellraiserCandymanClive Barker ne fait pas nécessairement l’apologie du mouvement Splatterpunk. Mais s’il existe une personnalité reconnue dans ce courant littéraire fantastique, c’est bien ce nom que l’on retient. Né par un automne, le 5 octobre 1952 à Liverpool en Angleterre, l’auteur et cinéaste a fondé son propre univers. Pierre par pierre, son édifice est donc devenu une référence de l’horreur. Entrer dans la tête du romancier, c’est un peu comme venir à bout d’une énigme: ouvrir le casse-tête, c’est détenir la clé de la porte des enfers.

Il est par ailleurs le créateur de Pinehead dans son roman de 1986, Hellraiser. Ouvrage dont il a assuré l’adaptation cinématographique renommé le Pacte est sorti en 1987. Il est également celui qui a imaginé Daniel Robitaille – alias Candyman – dans sa nouvelle The Forbidden (Livres de sang, tome 5 : Prison de chair) parue la même année. 

Pour en revenir au courant Splatterpunk, ce dernier fut inventé par l’écrivain américain David J. Schow durant la décennie des années 80. Il s’inspire très largement du mouvement punk. Sous-genre du fantastique littéraire, le Splatterpunk ne doit pas être confondu avec le cyberpunk (Science-fiction). Ses caractéristiques sont principalement des « scènes de violence crues ; personnages déjantés ou asociaux, plus antihéros que héros ; méchants plus réalistes, sociopathes plus que simplement malfaisants. »

Brève biographie de Clive Barker

Clive Barkerlivre de sangDe nationalité britannique, Clive passe son enfance dans le quartier de Penny Lane (comme la chanson composée par Paul McCartney). Sa passion pour le dessin – qui fera de lui plus tard un peintre – débute dès son plus jeune âge. Par conséquent, il prend instinctivement l’habitude de matérialiser son monde onirique de manière artistique. A 14 ans, il rédige sa première histoire courte The Wood on the Hill. Fortement inspiré par Edgar Allan Poe et l’artiste William Blake, il fait son entrée à l’Université de Liverpool où il étudiera la littérature et la philosophie pendant trois années consécutives. Pendant son cursus scolaire, il écrit plusieurs pièces théâtrales (il est influencé par William Shakespeare): The History of the Devil, Frankenstein in Love, Subtle Bodies, The Secret Life of the Cartoons et Colossus.

Côté réalisation et mise en scène

Nous sommes alors en 1970, il a tout juste 18 ans. Il entame sa carrière de réalisateur avec ses deux premiers courts-métrages, respectivement Salomé en 1970 et The Forbbiden en 1971. En 1973, il déménage à Londres où sa carrière d’acteur, de dramaturge et de metteur en scène font leur début grâce à ses fondations de quelques compagnies de théâtre. Dans la continuité de ces activités, Clive continue en parallèle la peinture et démarre l’écriture des Livres de Sang (Books of Blood). Cette saga le fera connaître en tant que best seller en Amérique du Nord. Douze ans plus tard, en 1985, il publie son premier roman intégral intitulé Le Jeu de la damnation (The Damnation Game).

En 1986 arrive enfin Hellraiser qui sera adapté au cinéma en 1987 par ses soins. L’œuvre a un tel succès, qu’un second opus – Hellraiser 2 (Hellraiser : Hellbound) – suit le premier, cette fois réalisé par Tony Randel en 1988. La même année un de ses romans est publié Cabale, qui sera adapté en film sous le nom de Nightbreed en 1990 et en comics par Jim Baikie, Alan Grant et John Wagner. Courant 1992, c’est au tour de Candyman de voir le jour. Le film est porté au grand écran par Bernard Rose, d’après la nouvelle de Clive Barker, Lieux interdits (The Forbidden). S’ensuivent les suites Candyman 2:  Farewell to the Flesh en 1995 et Candyman 3: Day of the Dead en 1999. Outre la sortie d’un autre de ses livres, Abarat, un jeu vidéo nommé Clive Barker’s Jericho sort en France en 2007.

Pinehead et Candyman

Clive BarkerCandymanPinehead est décrit selon les lignes de Clive: « Le plaisir y était douleur, et vice versa. Il le connaissait assez bien pour s’y sentir chez lui. » Une autre citation très répandue tirée du titre pourrait s’ajouter ici, « Pas de larmes, je vous prie. C’est un gâchis de bonne souffrance. » Cette dernière est d’ailleurs les mots prononcés dans le film Le Pacte par l’émissaire de l’enfer. On découvre la véritable identité du monstre dans Hellraiser 3 : Hell on earth, sorti en 1992. Il s’agit en réalité d’une énième victime de la boite infernale, qui fut autrefois colonel.

Qui est Daniel Robitaille ? Quel est son passé ? Pour avoir aimé une femme blanche et riche à une époque où l’esclavage était monnaie courante, Daniel donne une héritière à sa descendance. Peintre (tout comme Clive), il tombe amoureux de la dame dès qu’il réalise son portrait. Le père de la jeune femme découvre hélas leur liaison et punit Daniel, l’amputant d’une main tout en le recouvrant de miel. Le jeune esclave souffre horriblement et meurt sous les multiples piqures d’abeilles pour devenir un fantôme, une malédiction appelée Candyman.

Clive Barker, par ailleurs figure de la communauté LGBT n’a jamais caché son homosexualité au public ou à la presse. Ses créations et plus particulièrement Hellraiser va entre autre, inspirer le mangaka Kentaro Miura dans sa propre saga sombre, Berserk.

Pour aller plus loin sur ses œuvres inédites, vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous:

Sources: Son site officiel, Wikipédia

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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde