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Piri Reis

Piri ReisPiri reisPiri Reis est le surnom donné à l’amiral Piri Ibn Haji Mehmed né vers 1480 et décédé au Caire à l’âge de 74 ans en l’an 1554. D’abord capitaine (Reis en turc), il devient par ailleurs amiral au XVIe siècle. Passionné de cartographie, il fut le neveu du pirate « Kemal Reis dit Camali ». 

La carte principale de Piri Reis fera probablement l’objet d’une interview ou sera soumise à l’avis d’un cartographe et d’un climatologue.  Prenez cette première partie à titre d’information. 

Piri Reis, Un cartographe collectionneur et cultivé

C’est entre 1513 et 1529 qu’il a conçu deux cartes, en plein boom de la Renaissance, en se basant en effet sur des esquisses provenant de la bibliothèque d’Alexandrie. Ce lieu a été donc été détruit par un incendie causé par des romains détruisant ainsi entre 40 000 à 70 000 rouleaux dans un entrepôt de blé non loin de la bibliothèque vers – 47 avant notre ère. (Non le monument lui même)

Dans cette petite parenthèse, une autre cabinet d’archives gigantesque de 200 000 rouleaux fut construit à la place à Pergame situé dans l’ancienne Asie mineure. César établit par ailleurs le « Césaréum » dont Cléopâtre fille de Ptolémée III avait commencé la construction. Beaucoup d’historien sont encore sceptiques de nos jours quant aux traces des manuscrits disparus. Piri Reis a dû établir ses deux cartes d’après sans doute le contenu de sa collection d’une part, et certainement grâce également à ces fameuses bibliothèques d’autre part. La fameuse carte de Piri Reis fut découverte à Istanbul dans le palais de Topkapı en 1929. L’autre carte est inachevée. Enfin il écrivit un ouvrage nommé le Kitab-ı Bahriye (littéralement le livre de la Navigation) contenant plus que 200 cartes de la Méditerranée.

L’énigme de la carte, entre 1513 et 1819 : vers la découverte officielle de l’Antarctique

Globe

Terra Australis IncognitaQui a réellement découvert l’Antarctique ? il vous faudra avant tout comprendre la climatologie ainsi que la cartographie évolutive au cours de l’Ère Quaternaire : entre le Pléistocène (-2.58 Millions d’années et – 11700 ans) et le Holocène (- 10 000 ans à nos jours). Avant de répondre à cette question, une autre interrogation subjacente : D’une part, comprendre la coupe de la couche géologique des terres de l’antarctique et d’autre part d’être capable de saisir l’analyse des climatologues et des cartographes.

Dans un premier temps la carte de 1513 est sujet à controverse scientifique puisque cette carte est censée représenter  l’océan Atlantique avec une partie des côtes américaines, africaines et de l’Antarctique. Voici un petit brin d’histoire afin d’introduire ce qui va suivre : saviez-vous que l’Antarctique appartenait à l’Australie il y a plus de 80 millions d’années ? ce qui a plus communément donné  le nom de « Terra Australis Incognita » pour la plupart des explorateurs avant 1819.

Avant 1819 donc l’exploration du pôle sud relevait de la fiction pour la plupart de la communauté mais pas pour certains grands noms de l’exploration : Aristote avait par ailleurs lui même déduit par corollaire la théorie logique selon laquelle il pouvait exister une symétrie entre le pôle sud avec notamment la possibilité de territoires habitables et les terres du nord comme l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Par conséquent avec le courant de la Renaissance et la redécouverte des œuvres antiques s’ensuit différentes cartes établies respectivement de 1513 (Piri Reis) en passant par Oronce Fine de 1531, Gerhard Mercator de 1569 ou celle de Philippe Buache de 1754. Celles-ci ont un point commun tout de même flagrant : elles représentent les mêmes analogies concernant la forme de Terra Australis Incognita.  Même si certains supposeront qu’une ou des expéditions furent possibles avant 1819, aucune trace ne persiste dans l’histoire d’une part et d’autre part le nom officiel de celui qui a su trouver le chemin jusqu’à l’Antarctique demeure pour le moment William Smith.

Bibliographie et sources :

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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde