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Tous les gamers connaissent son nom grâce au jeux d’horreur : Project Zero. Sorti en 2001 au Japon (2002 chez nous), sur PS2 et Xbox, son originalité ne vient toutefois pas de son scénario. En effet, une maison perdu dans la forêt, des crimes et des fantômes, classique. Là où le jeu se démarque, c’est son style! Pour survivre, il vous faudra utiliser sans modération (ou presque) votre appareil photo!!
Annoncé comme basé sur « Une histoire vrai », retour sur les origines du Manoir Himuro.

Au commencement

Manoir HimuroReprenons cette histoire du début. Le Manoir Himuro est officiellement entré dans les légendes urbaines japonaises depuis maintenant une vingtaines d’années. En somme, depuis la sortie du jeu. Le premier son de cloche concernant cette maison apparaît comme très classique finalement. Une maison ancestrale, une famille pratiquant le shintoïsme et une terre à protéger. Pour le Japon, dont les Yôkai se mêlent aux humains, cela pourrait être très crédible ! Mais voilà, la petite phrase « basé sur une histoire vraie » n’apparaît que pour la version américaine du jeu.

Makoto Shibata, le producteur en chef de la saga dira alors qu’en dehors de Tôkyô, il existerait bel et bien une maison les ayant inspirée. Ce lieu aurait vu le massacre de sept personnes et d’étranges tunnels d’origines inconnues garderaient des traces de rituels. Sans compter les nombreuses apparitions qui font que ce lieu soit considéré comme hanté par ceux habitant les environs.*cf en fin

Nous avons là un second son de cloche totalement différent mais gardant néanmoins cette même idée de sorcellerie et fantômes. La première version, on l’a comprit, demeure unique au jeu vidéo. Rien de tout cela n’est vrai, désormais, c’est certain. Mais qu’en est-il de cette nouvelle version? Ce crime horrible dans un lieu isolé?

Les dessous du manoir

Manoir HimuroJe dois bien avouer que, pour le coup, il est extrêmement difficile de trouver des sources. Premièrement, le Manoir Himuro ne semble avoir aucun emplacement précis si ce n’est « hors de Tôkyô ». Notons toutefois que le nom du village de Choko apparaît UNE fois, sur un site concernant les légendes urbaines. Là, au Sud-Est de Tôkyô existe bel et bien un emplacement de ce nom ! Impossible tout de même d’aller plus en avant dans les recherches sans se rendre sur place…

Deuxièmement, et même si l’assassinat de 7 personnes est horrible, il est d’autant plus difficile d’en trouver des traces. Sur des journaux/sites français ou anglais, vous pouvez oublier, quant au japonais, les faits divers ne « fonctionnent » que depuis peu… Sous-entendu sont populaires, ou tout du moins, beaucoup plus accessibles. Le crime ayant eu lieu à une date inconnue (mais moderne!), il faudrait là encore rencontrer un spécialiste des faits divers nippons.

Faut-il alors en déduire que tout est bidon? Pas forcément !! Et c’est bien pour cela que le Manoir Himuro fait couler autant d’encre !

Que conclure?

En fouillant bien, vous passerez rapidement du jeu vidéo à la légende urbaine. Elle-même reprend généralement l’histoire du jeu, mais les plus obstinés tomberont alors sur ce fameux massacre… Et là, il va falloir se mettre au diapason avec les autres car cette légende reste « PROBABLEMENT fausse ». Ce probabilité fait une différence énorme. En effet, nous partons sur le faux car nous n’avons pas de preuves du contraire. Pas de lieu, pas de nom (la famille Himuro telle que décrite n’a pas existé), pas de victime, … Mais pourtant. Le Japon a ce côté obscure et caché qui rend possible l’impossible.

Sur cette page (qui cite le village de Choko), il est question d’un bâtiment occupé par la mairie et organisant des visites. Beaucoup de personnes parlent effectivement de ces soit-disant promenades touristiques. Là encore, est-ce du business uniquement, le lieu correspondant physiquement en tout point avec le jeu vidéo? Ou est-ce que, profitant du jeu, celui-ci, réellement « hanté », a retrouvé une seconde vie? Car oui, tout ceci reste plausible ! Pour cela, il faut connaître et comprendre la mentalité nippone, notamment sur tous ce qui touche du shintoïsme. Les fantômes sont un pan des Yôkai (et oui je ne cesse de le répéter!), et le sujet n’est absolument pas tabou, bien au contraire ! Dès lors qu’un lieu se voit coller l’étiquette du hanté, il va se retrouver à l’abandon purement et simplement.

Puis il faut arrêter avec cette histoire du « Japon le pays le plus sûr au monde ». Oui et non. Le Japon possède un côté sombre à faire passer Palpatine pour un Bisounours ! Alors le massacre de plusieurs personnes, quelque soit la raison : crédible ! Ne pas en trouver de trace sur internet : possible ! Les japonaise ont tendance à cacher tous ce qui a attrait aux crimes et autres tendances pouvant dégrader leur image.

Mais pour revenir sur un point fun, il existe 7 jeux (10 versions au total) de Fatal Frame/Project Zero… Amusez-vous bien!!

*Extrait de l’interview

* »In an area outside Tokyo, there lies a mansion in which it’s said seven people were murdered in a grisly manner. On the same property, there lie three detached residences that surround the mansion, all of which are rumored to have ties to the mansion’s troubled past. It’s said there is an underground network of tunnels that lay beneath the premises, but nobody knows who made these tunnels or what purpose they served. Many inexplicable phenomenons have been reported occurring on the property. Bloody handprints have been found splattered all over the walls. Spirits have been spotted on the premises… even in broad daylight.

A narrow stairway leads to an attic where a spirit-sealed talisman is rumored to be locked away. Men have sought this talisman, only to be found later with their bodies broken and rope marks around their wrists. There’s a crumbling old statue of a woman in a kimono, but its head is missing. If you take a photo of a certain window, a young girl can be seen in the developed picture. These incidents have provoked fear in the people of Tokyo, and many believe that those who live near this area will become cursed. The deaths of those seven people are unexplained to this day.”

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Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!