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La Llorona, beaucoup l’ont connu grâce au film « The Curse of La Llorona » de Michael Chaves, sorti cette année 2019. Il s’agit officiellement du 6ème film de l’univers de « Conjuring ». Pourtant, si ce n’est l’acteur Tony Amendola (le prêtre dans Annabelle), on ne peut tisser aucun lien. Encore moins en rapport avec le couple des Warren ! « The Curse of la Llorona » fait donc parti des films « hors séries », totalement fictif… Mais pourtant !

Le film, dont le titre français a tout faux (« La Malédiction de la Dame Blanche »), s’inspire bel et bien de légendes urbaines. En 1973, une jeune veuve, seule avec ses deux enfants, travaillent dans le social afin d’aider des enfants. On lui demande d’intervenir dans une famille, dont elle connait bien la mère. Sur place, bougies, étranges dessins sur les murs, et les enfants enfermés dans un placards. Elle décide alors de les placer dans un foyer afin de les sauver, mais c’est l’inverse qui se produit… Pour se venger, la mère prie la Llorona de la venger.

Un film sympathique a regarder mais extrêmement classique. Toutefois, sa mise en scène ainsi que l’ambiance feront facilement frémir les plus sensibles d’entre nous. Sans spoil, le point le plus négatif est la fin, pour une raison qui vous apparaîtra comme évidente quand vous le regarderez !

La Llorona, mais qui est-elle?

Prononcé « yorona », qui vient de l’espagnol, le mot signifie « la pleureuse ». Cette entité est originaire d’Amérique latine et, malgré plusieurs possibilités d’origines, son physique et ses actions restent les mêmes. Cette femme, a la recherche de ses enfants, pleurent près des points d’eau (lac, rivières, …) et emportent avec elles les enfants qui s’approcheraient de trop près.

Assez « officiellement », son origine proviendrait de la déesse Cihuacoatl, de la mythologie Aztèque. Toutefois, probablement issues d’histoires vraies, d’autres sources alimentaires le mythe. Quoi qu’il en soit, la Llorona se retrouve toujours comme une femme ayant perdu (ou tué) ses enfants.

Nous avons donc, la déesse Cihuacoatl, qui abandonna son enfant mais qui, régulièrement, retourne au lieu pour le pleurer. Il y a l’histoire de la jeune femme ayant avorté et se retrouve condamnée à écouter les pleurs de son enfant. Elle gémirait alors à la recherche de la source des pleurs. On retrouve aussi régulièrement celle de la femme trahie qui, par vengeance, noie ses enfants puis le regrette. C’est d’ailleurs cette version que l’on retrouve dans le film. Ensuite, d’autres petits récits, comme celle d’une femme cupide punie par exemple… Il y a fort à parier que ces dernières, bien plus moderne, concernent des femmes transformées en Llorona, mais sans être réellement la première.

Conclusion

La Llorona qui, je le répète, n’est PAS, la Dame Blanche, ne fait pas partie de notre folklore. Pourtant, il est agréable de découvrir ce folklore. Le film en lui-même n’est pas mauvais, malheureusement il utilise bien trop de codes de film d’horreur américain classique, perdant ainsi de sa fraîcheur. Un film que je conseillerai malgré tout, ne serait-ce que pour son thème ! Loin des fantômes, démons et monstres habituels, c’est l’insertion dans une autre culture qui fait un bel effet. Ceci dit, graphiquement, il est aussi très réussi !

 

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Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!