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Ju-on (ou juon), plus connu en France (là aussi ><) sous son titre américain : The Grudge. Le film de 2000 possède une belle suite japonaise et 3 remakes américains. Seul les 2 premiers toutefois proviennent du même auteur/réalisateur : Takashi Shimizu. D’ailleurs, « officiellement » le deuxième volet, sorti la même année et directement en vidéo, aurait dû exister. Heureusement, le filon a rapidement été reprit ! Aux US, avec la célèbre Sarah Michelle Gellar (mais si!!! Buffy!!), puis au Japon par d’autres réalisateurs.

Commençons notre petit tour auprès d’une nouvelle saga de « Yurei Eiga » !

Ju-on 1 et 2

Dossier, Film, Ju-OnIl convient d’évoquer les deux opus ensemble. Issu de la même personne, Takashi Shimizu donc, ils sont sortis en 2000, directement en cassette. Ju-on (呪怨, littéralement Juu on) se traduit par « lancer une malédiction ». Ce n’est pas réellement le cas ici, mais pour cela, il faut connaître le fonctionnement des Yôkai ! Alors, non, je ne vais pas parler de « Yôkai Watch », vous m’excuserez. Il s’agit bel et bien ici des Yôkai, un pan entier du foklore japonais, en particulier des Yurei. Traduit généralement par fantôme, ne devient pas Yurei n’importe quel mort. Non monsieur. Pour en devenir un (ou une), il faut mourir de façon horrible, mais surtout, d’en garder un sentiment de haine et de colère.

Dans le folklore, autant dans les légendes que les représentations culturelles, les Yurei sont des femmes. Ce n’est en aucun cas une règle, plutôt une généralité. De là arrive tout un système de codes comme les aiment tant les japonais. Peau blafarde, yeux très gros et noir, des cheveux tout aussi noir et très longs, … Des codes qui se retrouveront dans la grosse majorité des « Yurei Eiga » !

Pour le petit synopsis : une maison, des fantômes et des bruits bizarres… (Ahah!! =p)

Ju-on White Ghost et Ju-on Black Ghost

Dossier, Film, Ju-OnIl s’agit ici de 2 opus sortis pour fêter les 10 ans des premiers films. Enfin, presque, car en fait ils sont sortis en 2009! Mais qu’importe les détails ! « Black Ghost » (de Mari Asato) est à découvrir en tout premier lieu. Suivi par « White Ghost »(de Ryuta Miyake), le deuxième étant une ~sorte~ de suite. Expression assez flou car, c’est principalement le lieu qui est commun ! De plus, il n’a pas de réel point commun avec les deux premiers, si ce n’est un caméo de Toshio, l’enfant maudit dans le « White Ghost ». A noté tout de même que certains noms évoqués font bel et bien parti de l’œuvre initiale. Peut-être une tentative de se rattacher à elle… Bien que très différent de par leur scénario et leur origine, il s’agit bien là d’un duo. D’ailleurs, pour les acheter en DVD, vous ne trouverez qu’un coffret contenant les deux histoires.

Pour ma part, j’avoue ne pas les avoir encore vu… D’ailleurs, je découvre même leur existence ! Quelle excellente surprise vous n’imaginez pas !! Par contre, de ce que j’ai lu dans les résumés, j’ai l’impression que nous nous éloignons quelque peut des codes de « Yurei Eiga ». La façon de faire me semble en effet bien plus proche de films américains classiques que de japonais. Mais là, ce n’est qu’une opinion basé sur des lectures de synopsis. Pourquoi pas refaire le point ultérieurement sur ses deux films une fois visionné !

Ju-On : le début de la fin et la dernière malédiction

Dossier, Film, Ju-OnOu plutôt « Ju-On The Beginning of the End » et « The Final Curse », les titres font plus classes et moins clichés ! ! Il s’agit bien là d’une suite et tentative de finalisation de l’histoire, avec un terme à la malédiction. Tentative? Autant dans le scénario pour nous que pour l’intrigue, car il faut parfois réussir à s’accrocher … Il n’est pas vraiment question de ratés, mais plutôt de possibilités manquées… Sorti en 2014 et 2015, soit bien après les premiers (et leur remake), produit et réalisé par Masayuki Ochiai. Petite note pour le final, dirigé en duo avec Takashige Ichise.
On repart dans la célèbre maison maudite pour accompagner une institutrice, en quête de nouvelle de son élève absent. Le tout a un léger goût de déjà-vu mais le genre plaît tout de même ! Le final, extrêmement poussé, est quant à lui bien moins crédible. Néanmoins il ouvre éventuellement des portes de réflexions pour quiconque s’intéresse au genre.

Conclusion

A l’instar de « Ring 0 », il demeure assez sympathique de visionner au moins une fois toute la saga. La version américaine n’est d’ailleurs pas si mal que ça. Pour ma part, je trouve qu’elle respecte assez l’œuvre originale, même si la patte hollywoodienne reste ce qu’elle est…
Pour le fun fact, sachez qu’il existe aussi le film « Sadako vs Sayako ». Probablement dans la même fibre que « Alien vs Predator » ou « Freddy vs Jason » ! Mais j’avoue, je n’ai pas non plus osé regarder !
Quant aux plus téméraires, il existe des livres sur la saga mais aussi un manga et un jeu vidéo ! Héhéhé !

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Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!