0

De plus en plus de monde connait ce nom, existant pourtant depuis 1959! Depuis avril 2018, une série d’animation l’a remit en avant, il s’agit là de la 7ème adaptation en série ! Gegege no Kitarô, ou en française Kitarô le Repoussant, est un symbole de la culture japonaise… Mais pas n’importe laquelle ! Nous parlons ici de monstres, fantômes, … Le monde des Yôkai !

Qu’est-ce que les Yôkai?

Gegege no Kitarô est un être totalement à part. Crée par le mangaka Shigeru Mizuki en 1959 à travers le manga du même nom, son succès a été fulgurant. A tel point que cette année nous fêtons ses 60 ans !! Mais qu’a-t-il de si spécial? Mis à part son œil gauche en moins, toujours caché par une mèche de cheveux, il est tout simplement métisse… Métisse de quoi? Mi-humain… mi yôkai !! En effet, son père fait parti de la »tribu des fantômes ». Gegege no Kitarô possède alors la particularité de pouvoir se mêler autant des humains que des yôkai! Yôkai par-ci, yôkai par là, de quoi parle-t-on exactement?

Pour ceux qui sont novice au sujet de la culture japonaise, les yôkai représentent tout un pan de celle-ci. Ils englobent monstres, fantômes, démons et autres spécificités surnaturelles. Les tanuki (sortes de raton-laveur farceur), les kappa (des monstres à l’allure de grenouilles pouvant manger les enfants), ou encore les kitsune (renards malicieux), … Voici les plus répandus dans l’univers des films et manga.
Bon, j’avoue la description a été très rapide et schématisée, car c’est bien plus que ça. D’ailleurs, il faut savoir que, et même si il y a des bases descriptives à chaque Yôkai, ceux-ci peuvent être différents physiquement et mentalement suivant la région !!

Si vous vous intéressés à la culture japonaise, et principalement son folklore, vous connaissez très certainement certains Yôkai. Entre les contes, les films d’horreurs et les légendes urbaines, ils sont absolument partout. Et même dans des habitudes du quotidien !! Ne pas garder des objets trop longtemps car ils prennent vie à 100 ans ! Nettoyer la maison le jour de l’an, utiliser du sel, … Sans compter la multitude de fantômes peuplant le Japon !Dossier, Yokai

Kitarô, le garçon aux mille supports

Le jeune garçon est né en 1959, via un manga portant son nom. C’était un peu l’équivalent de « Yôkai Watch », mais avec de vrais monstres ! (Et sans le côté « kodomo »/enfantin). De plus, Kitarô fait désormais référence même en France, car certains l’auront croisé à Lyon, pour l’exposition « Yôkai no Shima« !

En janvier 1968 sort le premier anime relatant ses histoires. Le seul d’ailleurs qui soit en noir et blanc. Produit par Toei Animation, il dénombre pas moins de 65 épisodes ! Ici, Kitarô était très sociable auprès des humains et passaient beaucoup de temps à les aider. De ce fait, le garçon devint rapidement un héro chez les enfants et lança une mode des yôkai. Attention toutefois, pas d’amalgame. Lorsque l’on parle de « mode » ce n’est pas tant de les rendre populaire mais plutôt de les remettre en avant. En effet, le Japon baigne dans ses traditions et son folklore, le yôkai en faisant partis, ils vivaient déjà dans le quotidien de chacun.

Deux ans plus tard, en octobre 1971 arrive le deuxième anime, en couleur. Même équipe de production, même seiyu, cette fois, il est question de 45 épisodes. Il n’y a pourtant que peu de rapport avec les débuts (encore moins de remake), mais surtout le scénario s’éloigne totalement du manga. Prévu toutefois pour 52 épisodes, les 7 manquants ne furent plus programmés, ramenant à une saison plus courte. Ici, l’anime s’éloigne de Kitarô et du concept d’enfant héros pour se rapprocher un peu plus de points sociaux mais aussi des autres Yôkai. La succès a eu un très gros succès, elle fut d’ailleurs rediffusée de très nombreuses fois !

En 1985, c’est 115 nouveaux épisodes qui débarquent ! Pas de grand changement si ce n’est un changement de nom sur la fin et de nouvelles voix. Le scénario évolue toutefois, autant pour l’univers des Yôkai en eux-même que pour Kitarô. Bien plus longue, la série propose tout de même une trame peut-être plus riche et profonde que ses prédécesseurs. En 1996, Soit 11 ans plus tard, il s’agit de 114 épisodes. La série se rapproche à nouveau de ses origines, notamment sur le caractère des personnages. Malgré quelques modifications, le scénario quant à lui n’innove pas et suit simplement la trame du manga. Petit fun fact : Kitarô fait des arts martiaux dans cette 4ème saga!

Le 5ème anime débarque en 2007. Toujours fort de son succès, 100 épisodes sont diffusés. Certains éléments de narration se démarquent immédiatement, mais surtout, Kitarô est désormais bien plus âgé, malgré son corps d’enfant. Les yôkai eux sont moins mis en avant, éclipsé par des personnages bien plus réguliers. Début d’année 2008 sort « Hakaba Kitaro », en 11 épisodes. Mais c’est en 2018 que Kitarô explose en France, grâce à l’anime d’Ogawa Koji, diffusé sur Crunchyroll et toujours en cours actuellement.

Les anime sont ce qui a permit à Kitarô de vivre durant 60 ans. Mais ils ne sont pas les seuls supports ! Bien qu’il n’y ait jamais d’autres manga, 2 films live ont vu le jour. Ils sont certes un peu vieillot, le jeu d’acteur est… comment dire… très japonais… (Il faut voir beaucoup de films nippons pour comprendre! XD). Mais ils restent très agréables à regarder, encore plus lorsque nous sommes accompagnés d’enfants. Car oui, n’oubliez pas que « Gegege no Kitarô », malgré ses monstres et histoires sombres, s’adressent aux petits !  De plus, le garçon se retrouve sur une quinzaine de jeux vidéo, de la Nintendo à la Playstation et la DS !

Conclusion

« Gegege no kitarô » est une œuvre multigénérationnelle et multisupport. Il a l’avantage de prendre racine dans la culture japonaise et de suivre son évolution et sa société. A lire ou à regarder, il s’agit bien là d’une œuvre a conseillé fortement, d’autant plus si vous êtes passionnés du Japon. D’ailleurs, pour initier des personnes, votre famille ou vos enfants, vous faîtes forcément mouche ! Et ce ne sont pas les choix qui manque ! A l’instar de « Doctor Who », il y a très peu de chance pour ne pas atteindre l’effet escompté ! A consommer sans faim et sans fin!! \o/

 

(Visited 40 times, 1 visits today)
About author
Avatar

Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!