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« Diabolo » est un manga en 3 tomes sortis de 2001 à 2003. Classé dans les shôjo, il n’est cependant pas à mettre entre les mêmes de petites filles innocentes ! Rai et Ren, deux amis d’enfances, tentent une rédemption après avoir vendu leur âmes aux démons afin de sauver la jeune Mio… Ils ont jusqu’à leurs 18ans pour faire le bien, avant de se transformer.
Retour sur une œuvre méconnue du grand public.

Ce sont deux sœurs jumelles, Kaoru Ôhashi et Mayumi Ôhashi (nom de plume Kei Kusunoki) qui créent ce manga. Les dessins reprennent bien tous les codes du shôjo, un flirterait même avec des sous-entendus yaoi… Pourtant le scénario n’en entend pas de la même manière !

On commence l’histoire avec Chiaki, une jeune lycéenne à qui l’ont raconte une légende urbaine. Il s’agirait de deux garçons du même âge ayant tué une petite fille, 10 ans plus tôt. Un début relativement classique. Au bout de 10 pages, la jeune fille pense pourtant à son retard de règle et sa peur d’être enceinte. Au même instant, les cris d’un bébé résonne dans les couloirs, un enfant dont la mère est constamment seule… Quelques marches plus haut des excréments partout… Le lendemain, douleur et espoir puis c’est la tête décapitée d’un homme qui accueille la jeune fille sur le palier. Nous ne sommes qu’à la page 24.

Une œuvre trompeuse jusqu’au bout…

Sur le premier tome, nous avons donc affaire à des petites histoires courtes. Mais loin du romantisme et des petits cœurs roses typique des shôjo. Meurtre, viol, démon, … Si ce n’est le style de dessin, les histoires en elles-mêmes sont crues et horrifiques. Le final, un flashback triste et cruel qui ne donnera d’ailleurs pas le courage aux plus faibles de continuer.

Pour le deuxième et troisième tome, les deux jeunes gens vont continuer à essayer de sauver les jeunes des démons. En arrière plan, des protagonistes réapparaissent. Surgissant de nul part, ils deviennent récurrent, mettant en place les pièces de l’échiquier. Car c’est bien tout un engrenage qui se dévoile au lecteur. Par petites touches discrètes, de sous-entendus en twists imprévisibles, on est bien loin des deux vaillants héros se battant pour sauver les âmes.

Conclusion

Le manga « Diabolo » est une petite pépite, passée totalement inaperçue. Sa classification en tant que Shôjo n’aide clairement pas les plus curieux, encore moins le style de dessin ambiguë. Il faut dire que, pour ceux ayant tout de même franchis ces deux étapes, le synopsis en4ème de couverture n’allèche pas le lecteur. Mais, prenez la peine de le feuilleter et vous verrez de suite que l’intérieur n’est pas ce que l’on veut nous faire croire. Les trames obscures pullulent, les trais sont sombres, l’assemblage des cages oppressants, … De plus, pour ceux qui aiment à lire les journaux de faits divers japonais, l’histoire semble totalement crédible… Une claque pour tous les fans cucul la praline du Japon !

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Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!