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Lust from Beyond

Lust from Beyond est un jeu d’horreur psychologique à la première personne avec de l’érotisme et de la magie occulte. Le titre est développé par Movie Games Lunarium et sera édité par Movie Games S.A. et PlayWay S.A. Aucune date de sortie n’est officielle pour le moment même si une version alpha demo est disponible sur Steam. Il est toutefois prévu sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One et sur PC. Attention la Demo Test du prologue contient des spoilers !  Le Prologue du jeu vous propose deux modes au choix : version uncut ou version pixelisée. Notez que la date de livraison annoncée depuis le kickstarter est mars 2020. Suite directe de Lust for Darkness (noté par ailleurs 7.5/10 chez nous), cette demo est un échantillon du premier opus. Dès le lancement du kickstarter, le CA en $ représente maintenant 90 076 CA$ avec 3017 contributeurs. D’autant plus que plus de 70 000 personnes ont ajoutées le jeu dans leur whislist de Steam. Un succès ? Ne tombez pas dans le subterfuge du démon de la luxure ! 

Histoire de Lust from Beyond : “Christopher est tourmenté par des visions d’une terre sinistre, pleine de luxure et de douleur. Pour en connaître les secrets, il rejoint le Culte de l’extase, dont les membres semblent connaître les réponses à ses questions troublantes. Christopher apprend la vie du culte de l’intérieur, se perdant dans ses coutumes blasphématoires et sexuelles. Les plaisirs de ce monde ne suffisent bientôt plus. Les membres de la secte, suivant les visions de Christopher, tentent d’entrer dans Lusst’ghaa – le pays de l’extase au-delà des frontières de notre réalité.”

Lust from Beyond : Entre H.P. Lovecraft et H.R. Giger

lust from beyond horreur

Selon les mécaniques des codes de l’horreur classique ainsi que les registres de la peur, il s’agit en effet ici d’aborder des points psychologiques précis qui suscite l’angoisse chez le joueur. La tendance actuelle est à l’horreur psychologique, notamment avec les prochains Death of Rose et Curse of Anabelle. Movie Games Lunarium se concentre ici sur une ambiance très sombre dans une maison victorienne poussiéreuse. En effet le jeu devrait se focaliser sur deux lieux majeures : l’appartement où vit Christopher et le monde parallèle démoniaque. Ce dernier débute la partie en menant une enquête notamment auprès de maître Théodore et de son homonyme. Alors que dans le premier opus, Jonathan Moon était à la recherche de sa femme disparue, Christopher lui, découvre cette même femme dans le lit du démon. C’est à sa stupéfaction d’ailleurs, que notre héros fait la rencontre de la jeune donzelle dont il ignorait jusqu’à présent l’existence mais dont il a pu en effet entendre la voix. (nous vous annonçons par ailleurs qu’un petit guide sera réalisé et traduit depuis la page de communauté Steam car nous avons donc fortement apprécié le jeu). Alors que la période victorienne s’étend du  20 juin 1837 au  22 janv. 1901,  on sent pourtant la patte de H.P. Lovecraft (1890-1937) et donc de H.R. Giger (1940-2014). 

Ces  empreintes marquées au fer rouge dans les décors et l’ambiance impactent fortement le sens du scénario. Cependant H.R. Giger est bien plus présent, on sent sa forte influence digne d’un musée qui lui serait dédié, parmi le monde de Lusst’Ghaa. Dès le départ dans votre cauchemar, vous devez retirer une sorte de tuyau biologique relié à votre pénis. Ceci n’est pas sans rappeler La Mutante réalisée à l’époque par Roger Donaldson en 1995 (Species). On pensera également à Alien : le huitième passager de Ridley Scott en 1979. Enfin concernant Lovecraft, on pense surtout aux mondes parallèles peuplés de créatures étranges comme le reprend l’adaptation From Beyond : réalisé en 1986 par Stuart Gordon, “Deux chercheurs en paranormal, le docteur Pretorius et son assistant Crawford Tillinghast, mettent au point un appareil censé stimuler la glande pinéale (ou épiphyse), organe peu connu situé dans le cerveau, dans le but de la stimuler et de permettre à l’être humain de percevoir l’existence d’autres réalités dimensionnelles imbriquées dans la nôtre. Lors de la première expérimentation du résonateur, d’étranges formes apparaissent, flottant dans les airs. Celles-ci attaquent les deux scientifiques et seul Crawford s’en sort indemne. Celui-ci est interné après avoir voulu raconter son histoire. Une jeune psychiatre décide de s’occuper de lui et lui demande de retourner dans la maison du docteur Pretorius afin de reconduire l’expérience. Mais Pretorius a survécu à l’insu de Crawford, et est désormais transformé en une monstrueuse créature polymorphe, déterminée à soumettre l’humanité.”

Ces monstres polymorphes se retrouvent d’ailleurs dans le bestiaire du prologue, muni d’une multitude de bras. Quant à H.R. Giger on ressent son essence dans le monde démoniaque comme ci lui même avait travaillé sur ce projet ! Notamment dès que l’on circule en ces lieux, on a vraiment l’impression que les aliens ont pondu une colonie, prit possession de l’endroit, et qu’une reine n’est pas très loin !

Le Mélange érotico-occulte : les influences de Beksiński

Lust from BeyondBeksiński est un peintre polonais aux tendances fantastiques et surréalistes,  né en 1929 qui fut assassiné en 2005 de plusieurs coups de couteaux. Son mouvement fantastique établit entre 1968 et 1983 se poursuivra vers un mouvement surréaliste et de simplification jusqu’à sa mort. Selon ses propos, concernant son processus de création :« Je n’attaque pas le tableau tant que je n’ai pas l’entière idée dans la tête. Mais plus d’une fois, dans la première vingtaine de minute, cette idée est remplacée par une tout autre. Je suis attiré par la réalisation de ce qui me trotte dans la tête. Toutefois, souvent je ne suis pas content de ce qui sort du pinceau et qui n’est pas adéquat avec ma vision. Le premier jour du travail est le plus joyeux. Puis, au fil des journées, je deviens fatigué et suis de plus en plus convaincu que je suis en train de créer une « croûte ». Quand le tableau achevé est pendant longtemps accroché au mur à la maison, je commence progressivement à m’y habituer et cesse de voir ses défauts. Le processus de peindre est un boulot fatigant. » De plus, selon l’analyse psychologique de l’article comprendrelapeinture.com : “Un moment le peintre s’est intéressé à la psychologie, à l’inconscient et même au spiritisme. Mais il explique que lire ses tableaux à partir de ces notions est absurde. Ça peut aider à comprendre la personnalité de l’artiste mais ça n’explique pas le tableau.”

Trailer :

Gameplay non censuré :

Conclusion du prologue 

Bon appétit

Lust from Beyond le prologue se veut être une oeuvre à part entière avec des codifications riches provenant des trois influences citées. On aura davantage le loisir d’en analyser davantage quand on aura en main le jeu complet dont la livraison est prévue pour Mars 2020. 

 

 

 

8.5

Author's rating

Overall rating

Graphismes
7.0
Histoire
8.0
Gameplay
9.0
Interface et sons
10.0
Note Globale
8.5
The good
  • Une histoire prenante
  • Référence à Lovecraft
  • Référence à H.R. Giger
  • Choix entre version censurée ou non censurée
  • Une ambiance sombre et érotique
  • Suite fidèle de Lust for Darkness
  • Un gameplay agréable
  • Une prise en main intuitive
  • Des décors victoriens somptueux
  • Temps de chargement corrects
The bad
  • Des méchants bugs du personnage
  • Des visages très mal travaillés
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About author
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde

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