0

Seinen

Les manga, bande dessinée d’origine japonaise, sont des sources inépuisables de culture dark. Et ce, quelques soit le type ! Toutefois shônen et seinen se partagent la plus grosse part d’horreur, même s’il ne leur est pas réservé ! Une petite mention au très trash shôjo « Diabolo » que nous avions déjà évoqué ici.

Pourquoi principalement shônen et seinen?

Gantz seinen

Gantz

Avant de commencer, il faut bien remettre les points sur les i. Il existe différents types de manga, les plus connus en France étant le trio « shônen », « shôjo » et « seinen ». Cette catégorisation n’a rien avoir avec le contenu mais tout simplement au public de destination. Contrairement en France, les manga ne sont pas classifiés par âge ni suivant la violence, l’érotisme et autres. Beaucoup font encore l’amalgame, mais ce sont les maisons de prépublication qui « imposeront » le type, et non le genre. La culture dark se retrouvera ainsi dans une grosse majorité de manga ! Côté horreur shônen « L’Attaque des Titans », avec un univers ressemblant à du post apo et des créatures qui mangent les humains. Ou encore « Re/member« , la chasse au corps meurtrière sous couvert de malédiction. En seinen, pourquoi pas « King’s Game » avec ses morts à la pelle? Ou encore « MPD Psycho », psychologique et sanglant?

Culture Dark et manga sont étroitement liés. Via les différents genre « horreur », « SF », « post-apo », « survival »… Mais il faut voir plus profond que ça. Pour les mangaka il s’agit souvent d’un exécutoire, permettant de mettre en écrit ce qui les dérange. Tout comme le très célèbre Stephen King par exemple, qui parle sans cesse de ses peurs. Mais, si nous évoquions principalement les shônen et seinen, c’est pour une simple et bonne raison… Le public ! Préjugés ou réalité, ce sont les garçons qui préfèrent la violence. Eux aussi qui s’éclatent à voir du sang et des corps en morceaux. C’est donc logiquement via ce public que l’on verra apparaître le meilleur de la Dark Culture !

 

La dark fantasy, la SF, le fantastique et l’horreur

Blame !

Blame !

Quelques titres horrifiques ont déjà été cités plus haut. On pourrait rajouter pour les shônen quelques envies de lecture ! « Magical Girls of the end », « The Promised Neverland » ou même « Judge » et comparses. Dans les seinen un petit one-shot de « La Dame de la Chambre Close » ou « Sister » (avec son shônen « La Fin de l’Eden ») !

En fantastique, commençons par le gothique shôjo de « Angel Sanctuary » ! Voir même tous les shôjo de Kaori Yuki, grand maître du genre ! « Black Torch », « Soul eater », « Tsubasa Reservoir Chronicles » ou l’ancien « Chrno Crusade » en shônen ! Côté seinen ce serait du « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » voir même du « Chobits » ! Quant à la dark fantasy, « Berserk », « Ken le Survivant » ou encore « Les chroniques de la Guerre de Lodoss », un poil plus doux.

Niveau SF, les japonais (ou autres auteurs de manga) ne sont pas de reste. « Capitain Albator » est né en 1977 tout de même ! Ou plus récemment pourquoi pas un « Darwin’s Game? Le genre littéraire SF à ses plus belles réussites auprès des russes, citons le grand Isaac Asimov (américano-russe!). Les Japonais n’ont pas peur d’utiliser les grands noms comme tremplin pour viser plus haut. Mais il faut dire aussi que les deux bombes nucléaires en ont fait réfléchir plus d’un… Entre réflexions sur les actes humains et imagination, nous découvrons régulièrement des perles du genre.

Anime et musique, l’élargissement de la Culture Dark?

Yoko kanno

Yoko Kanno

Le phénomène Culture Dark et manga ne s’arrêtent pas là. Tout le monde sait, surtout en France, que le succès des manga dépend aussi de leurs anime. Tout ce qui a été expliqué auparavant se retrouve pour les versions anime… à une différence près ! La musique.

Bien souvent les OST sont faites par des compositeurs. Nous avions déjà évoqué deux personnalités phares des BO d’anime : Yôko Kano et Yuki Kajiura. Au Japon, en plus de cela, une demande à des groupes, moins ancré dans le milieu, peut se faire parfois. Il s’agit ici des opening et ending, bien plus représentatif de l’oeuvre que sa bande son. C’est très souvent l’occasion de (re)découvrir des groupe, généralement de Jrock mais parfois de Visual Kei ! Mais ça, vous le découvrirez dans un prochain dossier consacré à la Culture Dark et la Musique !

Conclusion

Il est assez difficile de parler de conclusion sur un thème qui n’en a pas. Conclusion signifie « fin », alors que nous ébauchons à peine les contours de la Culture Dark et Manga ensemble…  De plus, il faut bien comprendre que le Japon, entre son histoire, sa société, son modernisme et ses traditions, possède une culture unique. A bien des égards, bien plus que pour d’autres pays, le Japon pourrait symboliser cette Culture Dark.

Néanmoins, retenez bien qu’il ne vous faudra pas vous fier au type du manga. Ils sont extrêmement rares ceux qui n’ont pas une part sombre tapis…

(Visited 9 times, 1 visits today)
About author
Avatar

Malya

Maman de deux enfants, passionnée par le Japon et sa culture. Je travaille aussi au Manga Café Kyo'Hon (qui se trouve à Béziers), d'où mes articles sur le sujet!