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Underwater

underwaterCloverfieldUnderwater est à coup sûr un mélange entre Cloverfield et Call of Cthulhu d’H.P. Lovecraft le jeu. Réalisé par William Eubank, le film fut produit en autre par 20 th Century Fox et est paru dans les salles le 8 janvier 2020. De son titre québécois « sous pression », le film américain a notamment Vincent Cassel dans son casting. On peut également rapprocher ce film de Léviathan et de Abyss. Attention cette critique contient des spoilers, le titre est tiré d’un donjon du MMORPG World of Warcraft.

Synopsis de Underwater : « Dans la fosse des Mariannes, endroit le plus profond de la croûte terrestre, la société Tian Industries emploie de nombreuses personnes dans des stations sous-marines. Après ce qui semble être un séisme, la station Kepler 822 est quasiment désintégrée. Norah Price, qui a donné l’alerte, est parvenue à se réfugier dans une zone protégée. Seules quelques personnes ont survécu : l’expérimenté capitaine W. Lucien, le déjanté Paul Abel, l’étudiante en biologie marine Emily Haversham, son petit-ami ingénieur forage Liam Smith ainsi que le responsable système Rodrigo Nagenda. Piégés à plus de 10 000 mètres de profondeur, ils vont devoir survivre et tout tenter pour remonter à la surface. En plus de l’eau, ils vont affronter de mystérieuses créatures. » (Source : Wikipédia)

Underwater : Une exploration surréaliste 

Protagoniste

underwaterLa fosse des Mariannes dispose de 11 000 mètres de profondeur (une pression de un bar tous les dix mètres donc environ 1000 bar) le record vient tout juste d’être battu par … un sous-marin. Il est à l’heure actuelle impossible d’être équipé d’un scaphandre et de voguer sur les territoires insondables à une telle profondeur ! Nous sommes donc bien situé dans la science fiction. Par ailleurs à savoir que la fosse des Mariannes se situe dans la zone hadopélagique (fosse océanique par lequel une plaque tectonique s’est glissée sous une autre plaque jusque dans le manteau terrestre  créant ainsi une fosse incurvée) comprise entre −6 000 m à plus de −10 900 m. Dans cette fameuse zone hadale, la lumière est restreinte d’une part et la salinité a la même constance que la surface d’autre part. Ce milieu est par conséquent hostile à l’Homme en tout point.

A savoir également qu’à une telle profondeur les tremblements de terre y sont fréquents car l’activité sismique est très élevée. Par rapport à la plaque pacifique, l’activité volcanique peut en effet provoquer des mouvements de plaques ainsi que des tsunamis de plusieurs mètres de hauteur. A noter que la Chine est par ailleurs sur le point d’entreprendre des explorations sous-marines sous le nom de -projet Hadès- pour des fins scientifiques et militaires. Un sous-marin d’avant-garde a été construit : le Limiting Factor doté de trois hublots en matière acrylique, d’une coque de 9 cm d’épaisseur en titane réalisée sans soudure et enfin de dix lampes LED ultra puissantes ainsi que dix moteurs électriques de propulsion multidirectionnelle. Ce vaisseau des profondeur serait capable de résister à une pression inférieure à -13.300 mètres.

Par opposition à ce que l’on peut observer dans Underwater, le scaphandre rigide (aussi appelé scaphandre atmosphérique) ne peut plonger au delà de 330 mètres.  Par corollaire le scaphandre à casque dont les pieds sont lourds afin de permettre de marcher sur le sol sans être emporté par les courants océaniques, permet au plongeur de respirer en étant relié à un tube qui remonte jusqu’à la surface. Nous avons ici un cas d’anticipation mais bien lointain dans le domaine de la science-fiction. le record actuel mondial est de 332.35 mètres par l’égyptien Ahmed Gamal Gabr obtenu en 2014.

Inspirations ou plagiats ? (spoilers légers) 

Underwater

Le personnage de Norah Price (Kristen stewart) est un mélange de Ellen Ripley dans Alien 3 (Sigourney Weaver) et de Sharon Stone dans Sphere. Une actrice certes en forme pour le tournage mais toutefois plagiée sur ses prédécesseurs. La redondance est notamment liée à Sphere avec l’allocution de vingt mille lieues sous les mers tiré du fameux roman visionnaire de Jules Verne paru entre 1869 et 1870. Nous avons découvert à ce jour 1,75 millions d’espèces vivantes et encore entre 8 à 30 millions non répertoriées. Aussi parmi la zone hadale non violée peut être qu’il y réside de nouvelles espèces semblables à ce que l’on peut apercevoir dans le film Abyss. Sphere relève deux questions essentielles sur l’Homme face à la collecte d’informations  de ces espèces : Qu’est ce que cela d’une part et sommes-nous prêts d’autre part. Toutefois les êtres vivants trouvés se situent davantage dans la faune tropicale de la forêt amazonienne.

Dans Abyss, revenons y, les animaux dits cnidaires sont dépourvus de squelettes, de cerveau et de poumons pourtant ces espèces sont étonnamment complexes. Non seulement évidemment bien construites mais aussi évoluées : leur bioluminescence est puissante, elle est à la fois sociale à des fins de reproduction mais également à la fois présente dans le but de s’orienter dans des profondeurs insondables. Notre pléonasme souligne la volonté de pérennité de ces espèces où la photosynthèse est impossible. Dans Abyss, l’action aventure est à son paroxysme : ici nous voyons un cas de communication inter-espèces semblable à celle qui pourrait être un rapport extra-terrestres et humains. A vrai dire des météorites ont couverts la planète d’eau pendant des siècles échelonnés alors d’où venons-nous ? de Mars ? La Lune est-elle un morceau de la Terre ? Beaucoup d’interrogations car nous pouvons aller très loin dans la théorie autant nous serons bloqué dans la pratique. Par ailleurs le spectre lumineux des animaux  existe aussi à l’état des champignons.

Dans le film Léviathan, inspiré de Alien le passager est sorti en 1989. Une sorte de huis clos sous -marin avec des monstres qui dormaient sagement dans les profondeurs. On ne parlera pas ici de plagiat mais bien d’inspiration. Dans Underwater, d’où viennent les espèces découvertes dans la fosse océanique ? Dans Léviathan qui se rapproche fortement de the Thing : « Au large de la Floride, par 3500 m de fond, une équipe de géologues placée sous la direction de l’éminent Steven Beck étudie l’exploitation des ressources océanographiques. Au cours d’une sortie, Sixpack, un des membres de la mission, découvre l’épave du Leviathan, un vaisseau soviétique censé croiser dans les eaux de la Mer Baltique. De retour à bord, Sixpack présente les symptômes d’une mutation génétique, qui entraîne rapidement sa mort. Son cadavre se transforme alors en une créature visqueuse et particulièrement dangereuse. Bientôt la contagion s’étend à d’autres membres de l’équipe… » (Source : Allociné) l’équipage est menacé par des espèces sous-marines.

Underwater : Conclusion en eaux troubles 

underwater

Underwater est hélas une oeuvre à éviter : Tout ce que l’on retient est une sorte d’hypoxémie sourde et impossible à oublier. Une sorte de folie des profondeurs s’installe lorsque l’on demeure trop longtemps avec une pression élevée, dans l’espace on appellerait ceci le pandorum et dans l’océan on nomme ceci la Narcose. (excès d’Azote) 

 

5.5

Author's rating

Overall rating

Réalisation
5.0
Scénario
6.0
Performance des acteurs
5.0
Ambiance
6.0
Note Globale
5.5
The good
  • Une ambiance et des créatures à la H.P. Lovecraft
  • Des références à Cloverfield, Abyss et Lévianthan
  • Une transition catastrophe/Horreur soignée
  • Une version française propre
  • Des plans intéressants
  • Des effets spéciaux corrects
  • Un suspense certain
The bad
  • Un scénario déjà vu
  • Des acteurs corrects sans toutefois transcender
  • Une réalisation mitigée qui divise le public
  • Le spoil de la bande annonce
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About author
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Claire Gozen

Passionnée par l’horreur depuis l’enfance, j’ai vu mon premier film très - trop ?- jeune. Que ce soit au premier ou second degré, mon amour pour "le côté obscur" s’est étendu progressivement aux jeux vidéos (Resident Evil, Silent Hill...), aux atmosphères post-apocalyptiques ou glauques (l'incontournable HP Lovecraft) ou encore aux jeux de plateau (Les demeures de l'épouvante...). Je satisfais mes envies créatrices via la photographie Urbex, le dessin, et - accessoirement - par une dévotion totale à l'écriture d'articles sur votre site de Dark Culture préféré ! Artiste Ouverte sur le monde