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Dragon Quest

Dragon Quest : Your Story est un film d’animation japonais réalisé par Takashi Yamazaki, Ryuichi Yagi et Makoto Hanafusa, et par ailleurs sorti en 2019. Basé en effet sur la célèbre série de jeux vidéo de la saga d’Akira Toriyama (Dragon ball z en autre), il s’agit de l’adaptation du jeu Dragon Quest V : La Fiancée céleste, sorti en 1992 sur Super Nintendo. Il totalise plus de 10 millions de dollars de recettes au box-office japonais de 2019, soit une excellente réussite. (Source : Wikipédia) – Attention, la critique contient des spoilers ! 

Une aventure riche en nostalgie

Dragon Quest

1992, soit il y a maintenant 28 ans. Oui, le film que vous voyez dans cette critique est une adaptation d’un jeu vieux de 28 ans. Un des premiers RPG a la sauce Japonaise qui a passionné le monde entier, en cette époque, avec notre bonne vieille manette de Super Nintendo. Dragon Quest Your Movie est un film d’animation japonais en images de synthèse qui ne cherche pas à reproduire l’aspect d’animation traditionnelle grâce au Cell-Shading mais qui arrive pour autant à garder une esthétique très manga !  Car oui, même si l’aspect graphique se détache un peu de ce que nous propose Toriyama en principe, il faut dire que l’aspect se rapproche beaucoup d’une oeuvre cinématographique mature, visant surtout un public beaucoup plus proche de la génération de gameurs des années 1990. Sur ce point, il faut dire que c’est complètement réussit, faisant partie de cette jeune catégorie, j’ai dès le début du film retrouvé l’ambiance et la magie de cette licence sans non plus m’y perdre dans l’esthétisme du titre, ce qui prouve que le design fut longuement étudié par le studio.

Mais de quoi parle Dragon Quest au juste ? Et bien nous suivrons Lucas, qui en digne fils de son père, décide d’aller sauver sa mère des griffes d’Erebos le Fou.  Mais il lui faut d’abord trouver l’élu capable de brandir l’épée zénithienne. Soit une aventure qui n’est pas sans rappeler les scénarios de nos films médiévaux épique. Et c’est parfaitement le cas. Nous nous retrouvons dans une aventure médiévale de type donjons & dragons. Une aventure efficace qui pourra satisfaire sans problème une personne ne connaissant pas pour autant la saga dragon quest, tant le film se propose aussi comme un film indépendant narrant sa propre histoire. Cependant, il est bien entendu que ce film a aussi été conçu pour l’œil subtil d’un fan de la première heure. Mais pas que. Nous pouvons aussi trouver certaines références aux dragons quest moderne étant sortie dans les années 2010/2020. C’est pourquoi tout le monde peu y trouver son compte.

Nostalgie, c’est vraiment le terme qui reviendra le plus au cours du visionnage du film. La bonne nostalgie, la nostalgie qui nous rappel les moments d’émotions nous ayant procuré le jeu dans son intégralité. La nostalgie qui nous rappelle ces personnages émouvant de la saga, ces lieux emblémathiques, ces paysages merveilleux et ces quêtes fantastiques. La nostalgie est présente dès le départ, avec la créature qui restera sans doute la créature la plus mignonne de la saga : Le Gluant Bleu. Oui, ce personnage tout mignon et extrêmement attachant est un des personnages les plus anciens de la saga, déjà présent en 1992 et faisant toujours la magie de la saga en 2020. Mais ce n’est pas tout, il faut dire aussi que toute le bestiaire de la sage est présente. Les ennemies les plus originaux passants par les ennemies les plus coriaces tout en passant aussi par les ennemies les plus drôles, servant surtout à des scènes parodiques qui feront rire les joueurs s’étant retrouvés dans des situations aussi loufoques avec leur manette dans les mains. (Le gluant de metal, inoffensif mais invincible).

Une critique du virtuel dans notre société

Dragon Quest

Le film est avant tout une animation respectant l’opus V de la saga dans le but de nous proposer un film d’animation d’heroic-fantasy. Il faut dire que la production va prendre un peu d’écart vis-à-vis du jeu dans les 15 dernière minute du film. Cela peut surprendre mais cela est une bonne idée.  Oui la fin est un peu spéciale, nous passons dans une nouvelle dimension qui incarnera le joueur. Depuis le début du film, les personnages sont en faire des joueurs ayant pris place dans l’univers via une console futuriste. Un virus est introduit dans le jeu par un des cousins du joueur pour lui demander de stopper un peu la partie et de prendre le temps de prendre l’air frais dehors. C’est drôle, c’est amusant, car cela peu en effet nous rappeler certains propos de nos parents  quand nous étions plus jeunes, nous disant la même chose après nous voir passer toute une après-midi avec la manette de la super nintendo dans les mains. là aussi, cela fait son petit effet pour le joueur qui connais la saga et qui sait parfaitement qu’il faudra parfois, avec grand plaisir, rester plusieurs heures sur le jeu. Caques volets de la saga demandant bien souvent entre 30 et 50 heures pour compléter le scénario principal. Ce qui est à la fois sa grande force et à la fois ce qui peu rendre addictif !

Cette vision de la console futuriste est aussi intéressante sur le fond, car elle nous montre ce que peut devenir la réalité virtuelle d’ici une vingtaine d’année. Dans le film, le personnage jouant dans la machine fait le choix de combattre le virus (grâce à un gluant bleu qui se transforme en antivirus, ne cherchez pas…) et de finalement continuer a jouer car le monde de dragon quest lui parle davantage que sa vie monotone dans la réalité. Nous avons là une sorte de représentation de notre société moderne, ou d’année en année, le virtuel prend une part de plus en plus conséquente sur la vie de tous les jours, au point ou beaucoup de gens se réfugie sur leurs smartphones, leurs ordinateurs ou leurs consoles de jeux pour s’évader et oublier le quotidien qui n’est pas forcément tout le temps joyeux. Cette technologie évoluera encore avec le temps, et la question que nous pouvons donc nous poser : De quelle façon l’être humain évoluera face aux nouvelles technologies et aux nouvelles choses que proposera l’univers du “connecté”.

Conclusion : Une réussite totale

Dragon Quest

Finalement, Dragon Quest reste une véritable réussite. Une réussite dans tous les domaines. L’animation est magnifique, au niveau des meilleurs films d’animation qui se font maintenant depuis quelques années. Le scénario est convaincant et le laisse pas vraiment de moment pour s’ennuyer. Les personnages sont attachants et charismatiques. Il n’y en pas un de mauvais, ils ont tous une personnalité propre à eux. C’est ce qui fait toute la force de l’aventure. La photographie quant à elle est vraiment sublime. Takashi Yamazaki arrive à nous proposer des plans de vue travaillée. Photo pouvant rendre jaloux la plus belle photo de l’année chez National Geographic. Quant a sa bestiaire propre a la saga, comme je vous l’ai dit plus haut, c’est peut-être un peu du fan service, mais dans le plus bon sens du terme. En conclusion, la saga Dragon Quest est vraiment la saga d’heroic-fantasy qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie. Seul, en famille ou entre potes. C’est un film qui visera a la fois un public 25/45 ans adepte de cette ancienne saga, tout comme elle visera un public plus jeune qui découvrira tout ce qui a réussit à faire le sucés de dragon quest depuis maintenant plus de 30 années.

9.5

Author's rating

Overall rating

Nostalgie
10.0
Scénario
9.0
Graphisme
10.0
Photographie
9.0
Note Generale
9.5
The good
  • Un scénario sympathique
  • Une grande nostalgie
  • Une photographie magnifique
  • Une bestiaire attachante
  • Une ambiance donjons & dragons
  • Des personnages avec du caractère
The bad
  • Un peu court
  • La fin peu surprendre

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Schatten

Enquêteur et fouineur dans les dossiers non classés, chasseur d'informations à la traque de clichés inédits et insolites ! Anciennement ufologue de terrain et administrateur du groupe et forum spécialisé dans le paranormal et l'ufologie.

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